Language et coaching

Quel rôle pour la parole ?

La parole n’est rien de plus qu’un des multiples moyens de transmission. Si elle ne peut pas tout transmettre, elle permet néanmoins de communiquer une idée, une question ou un sentiment. Et bien que la parole soit le mode le plus courant de communication, elle ne garantit jamais une transmission parfaite. Lors d’un échange, la transmission s’enrichit en effet au-delà des mots et nous retrouvons cela dans le coaching.

 Un moyen d’expression parmi d’autres :

L’échange, la communication, ne se réduisent pas aux simples contenus des mots. Le langage va bien au-delà de ce qui est dit, révélant même ce qui n’est pas conscient. Pour Lacan, le subconscient lui-même est doté de divers langages. Lorsqu’on tente de transmettre un quelconque contenu, celui-ci n’est pas entièrement présent dans les mots qu’on utilise. Il existe d’autres moyens de le faire passer : l’absence de certains mots, le ton, l’attitude, les gestes, les mimiques,… Ainsi, nous pouvons affirmer qu’une personne transmet bien plus à travers ce qu’elle ne dit pas.

Pour comprendre ces signaux qui dépassent la compréhension directe des mots, le coach s’appuie sur l’analyse Transactionnelle et la PNL. Ce sont des méthodes intéressantes car elles essaient de comprendre les transactions et la communication dans toutes leurs dimensions. C’est une méthode pointilleuse, mais qu’on ne peut pas négliger lors d’un accompagnement de coaching.

Pourquoi donc prêter attention à la parole, si elle est limitée ?

Pour réduire ce qui n’est pas dicible, il faut que la personne réalise les entretiens dans la langue qu’il maîtrise le mieux. Il s’agit souvent de sa langue maternelle. Plus  l’écart se ressert entre ce qui veut être dit et ce qui est dit, plus la personne sera efficace.

Expliquons-nous. Le coach est là pour aider la personne à mieux se connaître et à trouver ce dont elle a besoin pour s’épanouir. Nous pouvons être heureux au travers de ce que l’on fait. Mais les conditions de ce bonheur diffèrent pour chaque personne. En effet, la diversité dans l’humanité est infinie, et chaque personne doit pouvoir être en mesure d’occuper la place qui lui convient. Tout le monde – à peu de choses près – peut tout faire. Mais chaque individu détient plusieurs qualités et motivations qui lui sont spécifiques. Le travail d’un coach est d’accompagner la personne pour que celle-ci prenne conscience de cette individualité. Il l’amène également à la découverte de ce qui la caractérise et à l’exploitation de cette découverte.

Or, si celui-ci, comme nous venons de le dire, doit « accompagner » et « guider », il ne lui appartient donc pas de donner lui-même les réponses. En effet celles-ci peuvent venir de l’idée qu’il s’est faite de la personne et non de la réalité de celle-ci. C’est la personne elle-même qui devra les trouver, guidée par le coach. Et nous en revenons alors à notre propos : le bénéficiaire doit être parfaitement à l’aise avec la langue dans laquelle il réalise la session de coaching. La langue n’étant qu’un vecteur partiel d’informations, si celle-ci n’est pas maitrisée, la transmission d’informations risque d’être trop minime, et le danger d’une substitution de l’idée du coach à celle de la personne se fait plus pressant. Nous avons en effet vu que l’unicité de chaque personne en  fait une source complexe d’informations que le coach doit être en mesure d’aider le plus précisément possible.

En bref :

Pour mener à bon terme un entretien de coaching, il est nécessaire d’avoir une réelle précision des mots. Et même si cette précision ne peut prétendre à la perfection car la parole est un vecteur d’expression limité, il faut essayer d’en approcher le plus possible pour ne pas faire fausse route. D’où la nécessité de l’usage d’une langue qui soit la plus naturelle possible.

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